22/11/2006

Vivez en Live ... La Guyane

Lisez et appréciez le carnet de bord ... It's perfect .

Dimanche 19 novembre 2006

Pour le moment les photos ne sont pas encore arrivées, mais dans la semaine je vais les joindre au texte, donc je vous laisse à votre imagination ...  bonne lecture c'est vraiment superbe et

Merci aux filles

 

            It’s a perfect day 

            C’est une journée parfaite.

             Sur une bonne idée de Justine, nous avons décidé d’aller à la réserve animalière de Macouria. Comme elle est à un petit kilomètre de la crique Patate, nous avons pris le parti d’y aller en auto stop.

A ce propos, je tiens à faire un petit clin d’œil à Fabien qui disait que le stop était impossible en Guyane. Dès la sortie du chemin, nous avons tendu le pouce et la première voiture s’est arrêtée. C’étaient Cécile et Norman. Cécile, qui est interne à l’hôpital de Cayenne connaît très bien notre voisin  Jean-Charles. En nous déposant au zoo, elle nous a demandé nos coordonnées pour organiser une sortie commune en pirogue. Nous étions ravies de rencontrer des personnes sympathiques et ouvertes qui souhaitent apparemment nouer des liens d’amitié. La journée commençait bien.

            Il n’était même pas encore 10 heures du matin, quand nous avons entamé notre premier grand tour de la réserve.

            L’entrée se fait par le restaurant. Encore une bonne nouvelle : à midi nous pourrons nous asseoir confortablement pour prendre un bon repas chaud.

            Après nous être acquittées de notre droit d’entrée, nous avons pénétré dans la première partie de la réserve.

 Dès les premiers mètres, Justine remarqua un écriteau qui nous mit du baume au cœur : « Tout homme qui travaille, crée ou réalise quelque chose a contre lui l’immense majorité des bons à rien, encore plus sévères car justement ils ne font rien. »

 Cette partie est composée d’enclos dont le contenu serait trop long à énumérer. Justine fut toutefois surprise de constater qu’aucun d’entre eux, sauf celui de la harpie, n’avait de sas de sécurité. La grande majorité des enclos étaient construits sur un modèle très simple : quatre poutres métalliques posées dans les angles sur une rangée de parpaings et un grillage à mailles fines formant les clôtures et le plafond pour certains (oiseaux et serpents). Elle me fit également remarquer que les enclos des félins - ocelot, chat tigre et chat margay - étaient carrelés. C’est probablement très facile à nettoyer, mais peut être pas très drôle pour les félins qui ne peuvent ni gratter, ni se rouler dans l’herbe, la terre ou le sable. À mon tour, j’ai noté que ces adorables félidés étaient très propres, tout comme leurs cousins domestiques. En effet, ils avaient une litière de terre dans un bac qui contenait toutes leurs déjections ; il n’y en avait pas une à coté. Décidément, petits ou gros, sauvages ou domestiques, les chats ont un vrai savoir vivre.

            Mais ce sont  des détails, comparé à la variété et à la beauté des espèces présentées. Anacondas, boas constrictors, boas arc en ciel, caïmans noirs, caïmans à lunette, tortues d’eau douce et terrestres, tortues alligators, aigles, harpie, chats sauvages, jaguars, aras bleus (ararauna), aras macaos, aras chloroptères, amazones, colombes, capucins, capucins à tête blanche, atèles, agoutis, lapins chinchillas, iguanes, fourmiliers, hoccos et bien d’autres encore…

            Il est, d’après nous, indispensable de s’arrêter pour dire un mot sur le superbe enclos des jaguars. D’une superficie supérieure à deux hectares, la végétation y est si dense que les occupants ne sont visibles que s’ils le désirent. Il contient deux mâles et deux femelles, dont l’une avait un gros ventre et les mamelles gonflées ; le soigneur nous confirma qu’elle attend des petits, ce qui est signe de leur bien être. L’heureux évènement devrait avoir lieu d’ici une vingtaine de jours. Nous lui avons demandé comment il procédait avec les petits, car il ne nous semblait pas possible qu’il puisse entrer dans l’enclos. Il nous expliqua que personne n’entrait jamais dans le domaine des jaguars et que si le mâle dominant, qui n’était pas le géniteur, ne tuait pas les petits, il y aurait une chance pour qu’ils vivent. Nous reviendrons donc un peu avant Noël pour voir ce qu’il en est.

            En face de ces grands félins, nous vîmes un enclos très particulier ; il mêlait des amazones, des hoccos, un fourmilier, un ibis rouge qui, en fait, était rose, des aras manilatas et des conures. Joli exemple de cohabitation pacifique.

            Au-delà de ce face à face passionnant, débutait une vaste zone de savane qui s’achevait par la forêt. Pas un petit bois artificiel, mais une véritable et grande forêt qui va de la route de Montsinéry à Kourou, et s’étend sur une trentaine de kilomètres. La savane était parsemée d’enclos contenant des porcs de diverses espèces. La forêt quant à elle, avait été aménagée de manière à créer un sentier botanique. Nous fûmes surprises et amusées par les nombreux panneaux avertissant les visiteurs : « Prière de ne pas s’approcher ni de toucher les singes. DANGER. » ou « Veuillez surveiller ou attacher vos enfants, merci de votre compréhension ». Soit. 

Cette promenade éclairée et longue d’au moins un kilomètre permettait de voir de nombreuses essences d’arbres, des tortues en liberté dans un étang et à la fin, un groupe important de capucins sauvages qui partageaient leur territoire avec des agoutis également sauvages. La fin du sentier était grillagée et nous comprîmes rapidement que ce grillage n’était pas destiné aux animaux, mais bel et bien aux visiteurs, afin de les empêcher de pénétrer dans leur territoire. Les soigneurs avaient aussi installé une table garnie de carottes pour les attirer et cela fonctionnait plutôt bien, car les singes étaient si nombreux qu’on ne pouvait pas les compter. Peu farouches et très joueurs, ils sautaient joyeusement d’un arbre à l’autre, s’épouillaient mutuellement  ou mâchaient tranquillement une des carottes qu’ils avaient glanées sur la table. Les  agoutis quant à eux, profitaient des restes jetés à terre pour participer au festin.

            Le guide du petit futé dit qu’il faut environ deux heures pour faire le tour de la réserve. Il était déjà midi passé quand, tiraillées par la faim, nous décidâmes d’achever ce premier tour rapide pour aller déjeuner.

            Après avoir repris des forces, nous sommes donc retournées voir plus longuement les endroits qui nous avaient le plus marqué ; l’enclos des jaguars notamment. À notre plus grand étonnement, nous vîmes deux soigneurs qui jouaient avec le plus gros des mâles. Ils passaient leurs mains entre les barreaux les agitant sous son nez, lui titillaient le dos et la queue comme je le fais souvent avec mon petit chat à la maison. Justine était blême. Elle me dit que si un soigneur s’avisait d’avoir ce comportement en métropole, il aurait certainement été renvoyé sur le champ. Le jaguar, lui, semblait vraiment être dans une attitude de jeu. Comme les soigneurs prenaient également des photos du félin en pleine action à travers les barreaux, nous entendîmes un homme soupirer à coté de nous. Il aurait tant voulu avoir le droit de franchir la balustrade de sécurité pour pouvoir prendre des photos de près. Je lui suggérais de demander.

_ « Ca ne coûte rien d’essayer ! »

Il suivit mon conseil en me remerciant et fut bientôt à quelques mètres de ces splendides bêtes.

            A la suite de ça, nous avons sympathisé.  Fabrice, c’est son nom,  nous proposa de nous ramener en voiture après le repas des caïmans noirs. Magique communication !

            Enfin, sur la route du retour, il me demanda si j’avais un PC et se proposa de nous offrir un téléchargement des quelques 400 photos qu’il avait prises avec son reflex.

            Je ne trouve donc pas d’autre mot que « parfaite » pour qualifier cette magnifique journée !

                                                                                                  Alix Bührendt

Si vous souhaitez lire la suite de leur voyage : http://deuxfillesenamazonie.skynetblogs.be

 

 

18:58 Écrit par Alain dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

trés interessant ce projet;bon courage
a bientôt

Écrit par : Alain Dubrana | 22/11/2006

C'est où sur skynetblogs , Bonjour Alain,
Beau récit d'Alix from this perfect'day. Mais le lien mis, nous amène sur skynetblogs et là , c'est la "pêche", dommage. Il ne peut pas y avoir un lien qui nous emmène à la lecture de la suite de leur voyage?

Quels beaux souvenirs et voyage utile, pour Alix et Justine. DEs bisous de ma part, quand tu les auras;

Bon vendrdi.

Pich

Écrit par : pich | 24/11/2006

Les commentaires sont fermés.