17/02/2009

UNe solution: vivre simplement

« Vivre simplement, pour que simplement d’autres puissent vivre. » Gandhi

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Un des mouvements qui illustre particulièrement bien cette émergence d’une nouvelle culture s’appelle Mouvement pour la simplicité volontaire. IL est né il y a quelques années au Québec, où ses rencontres rassemblent aujourd’hui des centaines de personnes, et il se répand un peu partout. Un des ses principes fondateurs est :

« Moins de biens, plus de liens. »

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C’est grâce à lui que je découvre la réflexion de Gandhi reprise ci-dessus. Le mouvement veut faciliter une démarche personnelle de décroissance, soit le retour à une vie plus simple, sans forcément tout larguer. Des groupes de personnes intéressées à ce projet peuvent se constituer librement pour échanger, s’entraider en apprenant ensemble à rendre viable au quotidien  les valeurs auxquelles ils croient : privilégier l’être plutôt que l’avoir, le partage plutôt que l’accaparement, le temps libéré plutôt que le compte en banque, le assez plutôt que le plus, la communauté plutôt que l’individualisme, la participation citoyenne active plutôt que la consommation mercantile passive. «  La simplicité volontaire est une invitation à réduire notre consommation matérielle et à développer des  activités à haute valeur humaine afin de moins «  peser » sur la terre, de préserver les ressources et de se réapproprier du temps pour une vie plus harmonieuse. » Les gens qui pratiquent la simplicité volontaire ont compris que nous nous sommes laissées formater par la croissance inéluctable, au point de perdre le goût d’oser l’autonomie et la confiance en soi.

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L’industrialisation, la priorité donnée à l’individu, le matérialisme ont largement contribué à faire éclater les groupes, les familles ; à isoler l’homme de la nature, du ciel et des autres. L’homme se retrouve seul, coupé du spirituel et des autres hommes. Pour remplir tout ce vide, notre société lui offre la consommation, source permanente de plaisirs immédiats, garantis à vie par la publicité. Il est nécessaire de faire le chemin inverse : remplacer la consommation par quelque chose qui amène au moins autant de plaisir, et de plaisir durable,

 

²IL ne s’agit donc en rien de se mortifier, mais au contraire de quitter une vie mortifiante en réapprenant  à se vivifier. Les membres du mouvement de la simplicité volontaire insistent sur la qualité de vie retrouvée : » Le désencombrement matériel facilite celui de l’esprit et du cœur et redonne du temps et de l’énergie à consacrer à nos proches ainsi qu’aux activités qui ont vraiment de la valeur pour nous ».

Page 227 du livre de Thomas d'Ansembourg : " Qui fuis-je?, Où cours-tu? A quoi servons-nous? Vers l'intériorité citoyenne

18:17 Écrit par Alain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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