14/03/2009

Ode à la campagne

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Cette campagne est cette merveilleuse personne

Dont ses rides, fruit du travail des ans, sillonnent

Nos champs et que sa robe aux multiples tons vermeils

S’épanouit comme une star aux rayons du soleil

Elle tend sa main pour offrir son terrain

Où ses enfants puissent lire sa sagesse

Elle reste là ; silencieuse comme une princesse

Assise patiemment dans son fauteuil de rotin

Tout au fond de son prestigieux jardin

Ses cheveux longs et légers ruissellent parmi les plaines

Ondulant à travers les roseaux tout comme la Seine

Où les animaux aiment  étancher sur ses bords leur peine

A l’image d’Apollinaire sur le pont Mirabeau

J’aime plonger ma tête dans cette chevelure soyeuse

Enlaçant à jamais cette ferme du Jura au bord du plateau

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Car en elle, j’ai mis mon espoir d’une vie heureuse

Et ses yeux bleus embrassent l’immensité de l’Azur

Là où les mots n’ont plus de sens ni de mesure

Je voyage en silence dans ces pensées si pures

Et pourtant, je sue sous cet iris du soleil

A faire mon labour, mais ce n’est pas comparable

A l’O.S de cette usine qui gagne chaque mois son oseille

Car j’ai choisi mon Patron : la campagne, mon idéal

Ce que j’aime le plus dans cette vie et à travers le monde

C’est de courir sur son corps de terre, toute ronde

Costas Gravas avait dit au sujet de cette femme blonde

Qu’ «elle était un paysage extraordinaire à découvrir »

A tout instant, à toute heure, à toute minute je cours vite

Comme un fiancé fou pour m’étendre dans son lit

Et là, allongé dans l’herbe, j’écoute son immense rire

Dans ses feuillages. Je me sens bien et mes ennuis

Partent comme la brume aux premiers rayons de l’aurore

Laissant apparaître cette vallée immense jusqu'à la nuit

Où là, elle m’offre son clin d’œil  multicolore

Si fantastique, si grandiose et là tête pleine d’or

Je repars en souhaitant que Demain, elle soit là encore

Le soir, seul dans ma chaumière en soufflant sur ma soupe


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Je pense à cette bouche qui s’entrouvre à mon labour

A ses odeurs de milles et une fleur si douce

M’enivrant jusqu’au bout de mon être, ma tête tourne

Je suis làs de ce travail des champs, il faut que je me couche…..

16:31 Écrit par Alain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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